Assises de la recherche en cultures populaires et médiatiques, troisième édition – CPM 2027
Cultures POP au(x) présent(s)
Dates: 17 au 19 mars 2027
Lieux: KBR et Université de Namur (Belgique)
Échéance des propositions : 31 mai 2026
Keynote speakers :
- Janice Radway (Professeure émérite Walter Dill Scott en Communication, Northwestern University)
- Philippe Marion (Professeur ordinaire émérite en Communication, Université catholique de Louvain)
Texte de l’appel
Les Assises CPM 2027 sont organisées par l’Association internationale pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM). Fondée en 2011 (à la suite de la Coordination Internationale des Chercheurs en Littératures Populaires et Culture Médiatique qui avait été lancée en 1997), la LPCM a pour but d’étudier, dans une perspective résolument pluridisciplinaire et intermédiale, les formes des cultures médiatiques, les pratiques qu’elles ont favorisées et les imaginaires qu’elles ont suscités dans les époques moderne et contemporaine. Depuis sa création, l’Association a fédéré des initiatives interdisciplinaires variées permettant une saisie problématisée des objets produits et diffusés par les industries culturelles et circulant dans l’espace public depuis l’avènement du roman-feuilleton.
Les Assises de la recherche en cultures populaires et médiatiques constituent un événement scientifique récurrent et centralisateur, visant à réunir les chercheur·ses spécialisé·es dans l’analyse des cultures populaires et médiatiques, quels que soient leurs ancrages disciplinaires (littérature, sciences de l’information et de la communication, sociologie, histoire, économie, musicologie, humanités numériques…) et leurs objets d’études (littérature, bandes dessinées, littérature jeunesse, cinéma, séries télévisées, productions transmédiatiques, musique, jeux vidéo, jeux, figurines, images…). Si, en 2018, les Assises CPM ont tenté de réaliser un état des lieux des recherches qui ont contribué à construire ce domaine d’études, l’édition de 2023 a, pour sa part, choisi d’interroger l’avenir des cultures populaires et médiatiques : en étudiant l’évolution de leurs récits, de leurs institutions, mais aussi des outils, perspectives et concepts qui servent à les éclairer.
Après ces détours par le passé et l’avenir, en 2027, l’événement ramènera le regard vers le présent : quelle est l’actualité ou la pertinence des études sur les cultures populaires et médiatiques dans la société contemporaine ? Quelles sont les approches disciplinaires ou les bricolages méthodologiques en cours de développement ou de structuration dans ces recherches et autour de ces enjeux ? Quel rapport au temps ce domaine culturel convoque-t-il et configure-t-il (par ses pratiques et usages, ses contenus, sa culture matérielle) ?
En effet, si les cultures populaires et médiatiques (CPM) nous invitent à penser les enjeux sociaux contemporains, elles contribuent également à former nos expériences du présent, à modeler et à rythmer notre rapport au temps. Le développement des cultures sérielles et de la forme médiatique du feuilleton s’est, par exemple, adossé à une expérience de synchronisation et de simultanéité nécessaire à la construction de « communautés imaginées » (Anderson, 2006). Souvent associées à l’actualité, à l’éphémère, à l’obsolescence ou à l’instantanéité, les CPM sont ainsi régulièrement perçues comme se vivant au jour le jour plutôt que comme des cultures de la durée et de la transmission dans le temps long. De l’expérience collective que peut former la sortie hebdomadaire d’un nouvel épisode à des pratiques de livestreaming, les cultures populaires et médiatiques articulent un rapport à l’actualité et à un temps synchronisé. Les Assises CPM 2027 invitent ainsi à interroger les temporalités spécifiques aux cultures médiatiques, notamment leurs rapports au présent, voire au présentisme (Hartog, 2003). À l’heure du 24/7 (Crary, 2014), on pourra questionner le rôle qu’ont joué les cultures populaires et médiatiques dans de nouveaux partages temporels, dans des phénomènes d’accélération, de transformations technologiques du rapport au temps, et autres.
Parallèlement, ces interrogations n’excluent en rien les perspectives historiques et l’étude d’objets anciens : au contraire, elles peuvent servir de prisme pour considérer les éclairages mutuels entre passé et présent. Comment les productions actuelles peuvent-elles contribuer à la compréhension des productions éloignées dans le temps et éclairer rétroactivement des phénomènes passés, comme l’envisage l’archéologie des médias ? Et, en retour, comment ces pratiques et objets culturels du passé peuvent-ils nous renseigner sur le monde contemporain ? Plus largement, comment la notion-même de “présent” se décline-t-elle à travers les époques, les aires géographiques, les sphères culturelles ? Le rapport au présent et à la temporalité ne se vit pas nécessairement de la même manière dans ces différents contextes. À ce titre, les Assises CPM 2027 accorderont une attention particulière aux propositions manifestant une ouverture vers les cultures minorisées ou invisibilisées.
Les communications sont invitées à s’emparer des thématiques et questions problématisées dans les quatre axes ci-dessous – en tirant parti de leurs ancrages disciplinaires ou culturels spécifiques et sans exclure d’autres thèmes possibles:
- Axe 1 : Actualités et présents des cultures médiatiques d’hier et d’aujourd’hui
- Axe 2 : Matérialités des cultures médiatiques : supports, objets, dispositifs
- Axe 3 : Bricolage méthodologique en cultures populaires et médiatiques
- Axe 4 : Démarches créatives.
Voir appel complet pour le détail des axes
Formats et modalités de soumission
Les Assises CPM 2027 s’adressent aux chercheur·ses confirmé·es aussi bien qu’aux jeunes chercheur·ses (les contributions des doctorant·es sont les bienvenues). Elles visent à nouer un dialogue épistémologique et méthodologique entre les disciplines et à favoriser la discussion entre des approches issues d’espaces géographiques et culturels différents.
Les sessions viseront avant tout à stimuler l’interdisciplinarité et à s’affranchir des découpages habituels fondés sur l’affiliation disciplinaire, la parenté des corpus ou les proximités institutionnelles. Les propositions devront donc clairement annoncer la méthode utilisée, le corpus étudié et le positionnement théorique du·de la chercheur·se afin que le comité scientifique puisse composer des panels conformes à cette attente et cette exigence d’échanges interdisciplinaires. Les sessions regrouperont trois intervenant·es qui disposeront chacun·e de 20 minutes pour présenter leur contribution. Lors de chaque session, un temps important sera réservé à une discussion interdisciplinaire approfondie, sous la responsabilité d’un·e répondant·e, sollicité·e à l’avance sur la foi de son expertise par le comité scientifique et qui sera chargé·e d’animer ce dialogue.
Il est possible de proposer des communications groupées, mais ce bouquet de contributions devra alors expressément être interdisciplinaire et permettre un travail de croisement entre les objets, les disciplines, les méthodes et les théories.
Une partie des communications fera l’objet de publications.
Les propositions de communication feront un maximum de 300 mots ou 2000 signes et devront se conformer aux éléments de cadrage présentés ci-dessus. Elles devront être accompagnées d’une courte notice biographique des intervenant·e·s. Elles sont à adresser à assisescpm2027@protonmail.com au plus tard pour le 31 mai 2026.
Les participant·es seront tenu·es de s’affilier à la LPCM, dont les frais de cotisation annuelle s’élèvent à 25€ (tarif réduit de 15€ pour les étudiant·es).
Les frais de transport et d’hébergement seront à la charge des participant·es.
Comité organisateur
- Fanny Barnabé (Université de Namur)
- Vivien Bessières (Université de Limoges)
- Anne Besson (Université d’Artois)
- Marie Lucie Bougon (Université Paris Nanterre)
- Marion Coste (Sorbonne Université)
- Benoît Crucifix (KBR & KU Leuven)
- Marine Delliaux (Université de Lille)
- Victor Faingnaert (Université de Lorraine)
- Flavie Falais (Université de Poitiers)
- Sébastien Fevry (Université catholique de Louvain)
- Nicolas Gauthier (Université de Waterloo)
- Anaïs Goudmand (Sorbonne Université)
- Aurélie Huz (Université Paris Nanterre)
- Alice Jacquelin (Bibliothèque des Littératures Policières – BiLiPo)
- Matthieu Letourneux (Université Paris Nanterre)
- Annabelle Marion (Université de Limoges)
- Maël Rannou (Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines)
- Sarah Sepulchre (Université catholique de Louvain)
- Olivier Stucky (Indépendant)
- Marc Vervel (Université Paris Cité)
Comité scientifique
- Maaheen Ahmed (UGent)
- Leticia Andlauer (Université de Lille)
- Anne Besson (Université d’Artois)
- Alain Boillat (Université de Lausanne)
- Marta Boni (Université de Montréal)
- Mélanie Bourdaa (Université Bordeaux Montaigne)
- Julien Bouvard (Université Jean Moulin Lyon 3)
- Michelle Bumatay (Florida State University)
- Olivier Caïra (Université Paris Saclay)
- Delphine Chedaleux (Université de Technologie de Compiègne/COSTECH)
- Marion Coville (Université de Poitiers)
- Mehdi Derfoufi (Université Paris 8)
- Keivan Djavazadeh (Université Paris 8)
- Björn-Olav Dozo (Université de Liège)
- Florent Favard (Université de Lorraine)
- Henri Garric (Université de Bourgogne)
- Fanny Georges (Université Sorbonne Nouvelle)
- Abdoulaye Imorou (Université du Ghana)
- Jason Julliot (Université de Rouen-Normandie)
- Priscilla Kasongo (Université de Kinshasa)
- David Javet (Université de Lausanne)
- Nicolas Labarre (Université Bordeaux Montaigne)
- Sylvain Lesage (Université de Lille)
- Buata Malela (Université de Limoges)
- Jérémy Michot (Université Clermont Auvergne)
- Jacques Migozzi (Université de Limoges)
- Servanne Monjour (Sorbonne Université)
- Magali Nachtergael (Université Bordeaux Montaigne)
- Rachel Nadon (Université de Sherbrooke / Université Paris Nanterre)
- Thibault Philippette (Université catholique de Louvain)
- Lucia Quaquarelli (Paris Nanterre)
- Florence Rio (Université de Lille)
- Denis Saint-Amand (Université de Namur)
- Julien Schuh (Université Paris Nanterre)
- Marie-Eve Therenty (Université Paul Valéry Montpellier 3)
- Yoan Vérilhac (Université de Nîmes)
- Sébastien Wit (Université de La Rochelle)